Le cercle des tueurs

 

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Un homme poignardé dans le Parc de la Douce, un second chez lui rue Paul Langevin, un troisième qui n'a que dix-sept ans dans un square aux confins de Belfort...

D'autres suivront. Tous ces meurtres sont mis en scène d'une manière particulière et la police est perplexe.

Découvrir le lien existant entre les victimes permettrait de démasquer le ou les assassins. Mais l'enquête piétine et l'inquiétude enfle dans la ville.

 

Les éditions du Citron Bleu

Prix 15 euros

256 pages

 

Mon avis


Cinq adolescents, une cabane, un projet. Rien de bien méchant à la base et pourtant :

"Ils l'avaient planifiée dans les moindres détails. Beaucoup d'adolescents se réunissaient pour discuter des filles, de consoles, de jeux, de sport. Mais en plus de tous ces sujets, ces cinq-là avaient abordé un autre domaine depuis plusieurs semaines. Puis ils étaient passés aux choses sérieuses en débutant la première étape de ce qu'ils avaient appelaient LE CERCLE. Ils avaient choisi leurs coupables et avaient décidé de comment les châtier sans se faire prendre."

William,  désigné  leader du "cercle"  composé de lui-même et de quatre autres adolescents, tueurs en devenir,  se rencontrent à  plusieurs reprises dans une cabane au sein de la forêt afin de mettre en place avec froideur et détermination, sans émotions,   un système de meurtres avec des règles et une liste des futures victimes. 

Détail important, celui qui est désigné pour tuer ne doit avoir aucun  lien avec la victime afin de commettre le meurtre parfait.

Ces coupables qu'ils sélectionnent sont, selon eux,  passés au travers des mailles de la justice ou ne seront jamais dénoncés par leurs proches qui subissent sous la contrainte ou la terreur,  leurs tyrannies ou leurs violences.

Afin de pimenter le jeu, ils puissent dans leurs lectures et  films d'horreurs dont ils sont très fans des scénarios  afin de mettre en scène leurs crimes.

Nous entrons dans le vif de l'histoire par la mise en place rapide des personnages. Ces futurs tueurs nous dévoilent d'emblée  leurs  motivations, leurs plans, leurs actes et leur buts.  

On sent que l'auteure maîtrise son histoire et nous entraîne avec détermination et volonté dans ce tourbillon de meurtres plus étrange les uns que les autres.

Pour tenter de stopper et de démêler cette succession de meurtres incompréhensibles, deux flics, Francis et Paula entament une véritable chasse à l'homme qui  changera à  jamais leurs vies.

Un bon thriller avec un suspens très prenant, pas de temps mort qui vous tient en alerte et en haleine jusqu'au bout.

On aurait tendance à attendre une fin somme toute banale mais le final est un véritable retournement de situation, ce qui est d'autant plus surprenant.

Et c'est là que l'on comprend toute l'ingéniosité et la finesse de l'écriture de l'auteure qui a su nous entraîner là où elle le voulait et je me suis laissée guider avec plaisir.

Avec ce premier thriller, Annie Ramos a atteint son but en mélangant habilement meutres, enquêtes et suspens.

 

A la fin de la lecture de ce roman, vous ne regarderez plus vos adolescents de la même manière. En effet qui pourrait soupçonner nos chères têtes blondes d'avoir de si noirs dessins. 

Petit plus pour les natifs de la région : une belle description de la ville de Belford.

 

L'auteure

Auto-biographie 

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Née à Besançon le 05 août 1975.
Après des études de Lettres Modernes, d'abord à Dijon, puis à Paris, à la Sorbonne, Annie Ramos part à Londres pour faire un stage dans lequel elle s'occupera de la promotion de la littérature Française.
A son retour en France, direction Nantes pour obtenir un master Nouveaux médias de communication à distance et management de projets.
Depuis sa plus tendre enfance, elle est passionnée par la littérature, lisant tout ce qui lui tombe sous la main, des auteurs classiques comme Stendhal, Maupassant.. aux livres policiers et thrillers (Stephen King, Franck Thilliez, Camilla Läckberg) et c'est tout naturellement qu'elle commence à écrire ses propres histoires. Elle écrit un premier roman qui ne lui semblera pas complètement abouti et qu'elle laissera donc de côté pour se lancer dans l'écriture du Cercle des tueurs. Avec ce thriller, elle participe à un concours Thrillermania, organisé en 2010 par Pocket et Evene, dont les parrains sont Maxime Chattam et Franck Thilliez. Elle franchira avec succès les différentes étapes pour terminer parmi les finalistes. Ce roman est paru en septembre 2012 aux éditions du Citron bleu.
Ce thriller lui donne la possibilité de mettre en relief sa région natale tout en écrivant une enquête policière. Aujourd'hui, elle est installée en Alsace mais revient très fréquemment en Franche-Comté pour retrouver ses racines.

 

Pour en savoir plus sur cette auteure, je lui ai adressé quelques questions auxquelles elle a eu la gentillesse de répondre et je l'en remercie :

Pouvez-vous vous décrire en quelques mots?

Je suis une femme (chut pas d’âge) qui s’est lancée dans l’écriture pour partager avec les autres les      productions de son imagination  fertile. J’ai un cadre de vie simple (mari et enfants) qui me permet de rester tout de même dans une certaine réalité.  

Depuis combien de temps écrivez-vous ?

J’écris depuis 7 ou 8 ans. Au début, j’ai eu un peu de mal à trouver mon rythme. Il y avait des périodes            d’écriture puis plusieurs semaines de repos. Je sais maintenant que cela ne me convient pas. Si je commence un livre, je dois y consacrer du temps, en écrivant tous les jours, il avance bien, et le plaisir d’écrire est intense. Si jamais je le laisse de côté pendant plusieurs jours, alors je sais que j’aurai du mal à le reprendre. 

  • Lorsqu’une idée jaillit prenez-vous des notes ?

    Oui, je possède un petit calepin réservé à cet usage. Si jamais, je ne l’ai pas sous la main, alors je note ça sur une feuille. Mais c’est vrai que si jamais une idée surgit, j’ai besoin de la mettre par écrit. 

    Où puisez-vous vos idées ?

    Dans mes lectures, dans les films que je regarde, dans ce que j'entends, dans mes rêves puisque parfois je me réveille avec une idée de la prochaine histoire que je veux écrire.


    Vos lectures inspirent-elles vos écrits ?

    Oui, elles inspirent mes écrits et les nourrissent. Je lis depuis que je suis en âge de le faire, je me planquais déjà à 8 ans pour lire le soir, en cachette de mes parents. Alors tout ce que j’ai lu et tout ce que je lis encore me permettent sans doute de jouer avec les mots. 


    Avez-vous la trame de votre histoire en tête ou l’inspiration vient-elle au fur et à mesure ?

    Avant d’écrire, j’ai la trame de l’histoire dans ma tête. Je connais le début, la fin et les grandes étapes. Mais durant l’écriture, les personnages vont évoluer et parfois m’emmener dans des directions différentes de ce que j’avais décidé. Cette trame du départ peut donc changer. Et je sais que c’est de cette manière que je peux vraiment avancer. Je ne sais pas vraiment où je vais. J’ai le plaisir de la découverte et de suivre mes personnages et ça c’est un pur bonheur. 


    Comment s’est construite la trame de votre livre « le cercle des tueurs »?

    Je connaissais les grandes lignes, ensuite j’ai établi les portraits de mes personnages sur des fiches. Pendant un an, j’ai écrit tous les jours, parfois l’après-midi, parfois le soir, parfois les deux. J’avais l’impression de vivre en permanence avec mes personnages. Durant un repas entre amis, j’ai parfois eu le sentiment que l’un d’eux me tapait sur l’épaule pour me dire « hé oh, je vais faire ça maintenant: ». 
    Avant de l’envoyer à l’éditeur, j’ai voulu y jeter un coup d’œil pour le corriger. Et je ne peux pas expliquer pourquoi mais la fin ne me plaisait plus du tout. Un personnage m’énervait prodigieusement et j’ai donc décidé de le faire mourir. J’ai complètement modifié les derniers passages. J’ai adoré écrire cette nouvelle fin. 


    Avez-vous l’angoisse de la page blanche ?

    Pas encore. Au contraire, j’ai trop d’histoires dans la tête, je suis plutôt affolée à l’idée de ne pas pouvoir tout écrire.


    Quand et ou écrivez-vous ? Vous faut-il une ambiance particulière ?

    J’écris surtout le soir. Mais lorsque je suis dans une période durant laquelle je dois écrire très vite pour ne rien perdre de mon inspiration, de mes idées, j’écris à n’importe quel moment. De toute façon, je ne pense qu’à ça. Alors je perds du temps si je fais autre chose. 


    Utilisez-vous des personnages réels dans vos romans ?

    Dans le cercle des tueurs, j’ai pensé précisément à une actrice lorsque j’ai imaginé Paula Martinez, mais il semble que les lecteurs l’imaginent différemment. Pour William, je crois que j’ai pensé à un de mes camarades de lycée (dans la description physique, pas le reste, on est bien d’accord !) et sinon les autres, ils ne viennent pas de personnages réels. 


    Quels sont vos passions, vos loisirs ?

    Première passion : la lecture. J’ai des crises de boulimie durant lesquelles je dévore les livres les uns après les autres. Sinon, des balades en famille, un peu de sport.